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Quand le socialisme et l’extrême-droite font front commun. | MoDem Finistère
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Tanguy
 

Quand le socialisme et l’extrême-droite font front commun.

Un vote du parlement grec a permis à quatre membres de l’extrême-droite d’entrer dans le nouveau gouvernement de ce pays. La faiblesse de la réaction des socialistes français ne peut qu’interroger les démocrates.

La crème du socialisme

Le parti socialiste français fait profil bas sur l’actualité grecque. On le comprend ! La Grèce était gérée par le gouvernement socialiste du premier ministre Georges Papandréou, un socialiste éminent puisque président de l’Internationale socialiste depuis 2006. La Grèce a aussi bénéficié des conseils de Dominique Strauss-Kahn, sans doute le plus grand expert économique socialiste au monde, puisqu’il était le président du FMI et le futur candidat du PS aux présidentielles. C’était, bien sur, avant que les activités personnelles de DSK ne prennent le dessus sur ses activités officielles.

Avec la crème de la compétence internationale socialiste au gouvernement, et les conseils de la crème des économistes socialistes, on aurait pu s’attendre au meilleur pour les Grecs. Cela n’a pas été le cas. Plan d’austérité socialiste après plan d’austérité socialiste, la Grèce s’est enfoncée dans la crise, le chômage et le désespoir. En 2010, le produit intérieur brut a baissé de 4%. Le chômage a atteint 16,2 % en mars 2011, et même 43% chez les jeunes.

Le bonnet d’âne de Sarkozy

Le pauvre Papandréou a fini par être mis au coin lors de la réunion du G20 de Cannes. Cet écolier modèle du libéralisme financier, brutalement devenu rebelle, avait voulu organiser un référendum sur un plan d’austérité (le sixième en un an), dicté par l’Union européenne. Il aurait du savoir, le malheureux, que, depuis le « non ! » français au référendum sur le traité constitutionnel, l’Europe n’aime pas trop que les peuples s’expriment sur leur avenir.

Un peu vexé, tout de même, le premier ministre socialiste grec est rentré chez lui, son bonnet d’âne sous le bras pour annuler le référendum, démissionner et préparer sa succession.

Internationale socialiste et national-socialisme. Si peu nous sépare : gouvernons ensemble !

Pour faire passer coûte que coûte l’austérité, et sans doute pour mieux digérer le bonnet d’âne offert par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, Papandréou, le président du Pasok (le PS grec) et de l’Internationale socialiste n’a pas hésité à faire entrer l’extrême droite dans un gouvernement « d’union nationale » mené par le Pasok (socialiste), et comprenant le ND (l’équivalent local de l’UMP), et le LAOS (l’équivalent local du Front National)

Lors du vote d’investiture du gouvernement (une obligation constitutionnelle grecque), on aurait pu s’attendre à une réaction des députés socialistes. Et bien non ! Le gouvernement a été investi par le Parlement grec par 255 votes pour, et 38 contre. Seulement deux des 155 députés socialistes ont voté contre. En Grèce, l’extrême-droite est devenue « cool ».

L’extrême-droite grecque et le silence des socialistes français.

La bienveillance des socialistes français pour les choix de leurs camarades grecs est cependant troublante. Troublante, est un mot juste. Une petite recherche sur les journaux permet très rapidement d’en connaître suffisamment sur les ministres du LAOS pour être écœuré par le silence complaisant du PS. Un bref communiqué -qui ne critique que Sarkozy et l’Europe et qui oublie le rôle de DSK dans les plans d’austérité- sur le site du PS français ne suffit pas quand les amis députés socialistes grecs se sont massivement prononcés par un vote parlementaire pour l’entrée de quasi-nazis dans leur gouvernement.

La fière équipe acceptée par le PS grec.

La fière équipe de Papademos compte 47 membres, dont 38 de la majorité socialiste, 7 ND et 4 LAOS. Découvrons qui sont ces derniers, même si cela intéresse peu le PS français.

  • Makis Voridis, nommé ministre des Infrastructures et des Transports, devint secrétaire général de la jeunesse de EPEN, un parti politique d’extrême droite fondé en 1984 par Georgios Papadopoulos, l’ancien chef de la junte alors en prison. Makis Voridis succédait à ce poste à Michaloliakos Nikos qui a fondé et dirige toujours le parti national-socialiste Hrisi Avgi.

  • Adonis Georgiadis, nommé secrétaire d’État au Développement et à la Marine marchande a notamment été le co-éditeur d’un livre anti-sémite, dans lequel l’auteur, qui se déclare nazi, glorifie Adolf Hitler, les SS et leurs actions.

  • Georgios Georgiou, nommé au ministère de la défense, a été le représentant de la junte des colonels grecs au commandement de l’OTAN à Naples en 1973.

  • Asteris Rontoulis, nommé secrétaire d’état au développement rural était le porte parole du LAOS.

Avec cet ensemble, le PS va sans doute nous reparler de sa crainte de voir le FN progresser en France. Qu’il se rassure. On peut aussi voter Modem pour éviter le Front National, sortir Nicolas Sarkozy du jeu et éviter en même temps le retour de l’hypocrisie du PS à la tête de l’état.

Jacques Tanguy

 

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