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nicole
 

« Mon ennemi c’est le chômage »

« Mon ennemi c’est la finance ». Une slogan qui fleure bon le populisme. La finance ce n’est pas le mal, c’est ce que nous en faisons qui est en cause. Car soyons sérieux: Qui osera prétendre que nous n’avons pas besoin des banques? Alors bien sûr tout est à reprendre, à remodeler, à réorienter pour retrouver un espace de décision publique face aux marchés, pour retrouver un mode de financement durable de l’économie et des modalités réalistes de remboursement de la dette des états.

Le corolaire en est l’urgence à faire progresser l’Europe, le seul niveau où cette rénovation du capitalisme peut avoir lieu. L’Europe doit afficher et porter une  ambition concrète de convergence fiscale et sociale orientée vers la croissance, l’ innovation et l’emploi et cesser de n’être qu’un gendarme financier qui surveille les budgets des états et gère , bien mal, les crises. Pour celà, il faut que les peuples européens prennent la main, qu’une réelle démocratie s’installe à l’échelle du continent. Demain?

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1 Commentaire

Bonsoir,

Je rejoins Monsieur BAYROU quand il dit que notre ennemi prioritaire est le chômage et non pas la « finance ».

La finance n’est et ne sera jamais un « mal »… C’est ce que les hommes en font qui fait que la « finance » peut devenir dangereuse pour une économie.

Ce slogan « Mon ennemi, c’est la finance » fleure donc le populisme ou, alors, plus grave… la définition de la « finance » est peut-être mal appréhendée par certains politiques.

Rappelons que la finance ne concerne pas que la banque mais également différents secteurs d’activité comme l’assurance, les bourses, l’immobilier, sans oublier, bien sûr, les budgets publics.

Pour résumer, la « finance » est le reflet des transactions des acteurs économiques d’un pays ou d’un ensemble de pays d’où la mondialisation financière.

La finance ne saurait donc être un ennemi, bien au contraire, nous en avons besoin… charge à nous d’instaurer des règles de fonctionnement plus cadrées tout en réduisant les dettes des états.

Plus la dette sera faible et moins le monde de la finance aura de l’emprise sur les états.

Cela ne sous-entend pas que l’Europe doit se borner à n’être qu’un gendarme financier face à la dette des états. Bien au contraire, l’Europe doit se poser les bonnes questions notamment sur le rôle qu’elle entend faire jouer à la B.C.E. puis inspirer une politique audacieuse face aux défis que nous impose, notamment le chômage tant en France que chez nos voisins (Espagne, Portugal, Italie, Grêce, etc…).

Par Joël, le 30 janvier, 2012