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Jacques Tanguy
 

Jacques Tanguy – Le Handicap nous concerne tous. Rencontre avec l’ADAPEI 29

Rencontre avec l’Adapei 29, 

 à Quimper, le 5 février 2013

Jean-François QUILLIEN (Président Adapei 29)

 Yves COAT (Délégué Adapei sur Brest)

Patrick PÉLISSARD, Patrick BERNARD et Jacques TANGUY (MoDem 29)

http://www.dailymotion.com/video/xx3fi3

L’Adapei qu’est ce que c’est ?

Il s’agit d’une association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales.

Elle regroupe 1300 adhérents. Son rôle est de défendre les intérêts des personnes handicapées mentales, de les représenter, d’être un centre de réflexion et de propositions et d’informer les parents.

A ce titre elle organise des formations, des rencontres avec les professionnels, elle anime des commissions thématiques (scolarité, autisme, vieillissement, etc.), elle participe à de nombreuses Commissions Communales d’Action Sociale, elle organise aussi des actions familiales (goûter, sorties, etc)

Pourquoi cette rencontre ?

L’Adapei avait contacté les candidats du MoDem pendant les élections législatives. Il nous a semblé utile d’avoir un contact approfondi en dehors du temps des élections où chaque candidat est très sollicité et manque de temps pour rencontrer chaque groupe qui le sollicite.

Notre objectif lors de cette rencontre.

Notre but était simple et modeste. Écouter et apprendre de la part de ceux qui vivent le handicap et qui agissent dans ce domaine. Nous n’avons pas été déçus car l’entretien s’est prolongé pendant deux heures et nous avons pu échanger sur de nombreux sujets et apporter aussi une information sur les positions du MoDem.

Les problèmes qui se posent aux personnes handicapées mentales et à leurs parents

La politique du handicap est financée à la fois au niveau national et départemental. Cela pose le problème de la multiplicité des interlocuteurs locaux et des financeurs et donc de la difficulté à les rencontrer de façon efficace. La décentralisation de ces politiques au niveau départemental apporterait un plus en terme de proximité avec les handicapés et leurs famille mais les associations s’interrogent sur l’égalité de traitement entre les personnes si les pratiques ne sont pas harmonisées.

La politique du handicap porte sur l’accueil et sur le maintien à domicile. Dans le Finistère, il manque de nombreuses places d’accueil. Une partie de ce problème reste encore mal cerné parce que certaines places sont occupées par des personnes qui restent sur place alors que, par exemple, leur vieillissement aurait dû leur donner accès à d’autres structures plus adaptées. A titre d’exemple, Monsieur Quillien nous a parlé de ces personnes qui sont hébergées en foyer de vie à proximité d’un ESAT (Établissement ou service d’aide par le travail, ex CAT) bien qu’il ne puissent plus y travailler mais parce que rien n’existe ailleurs sinon les maisons de retraite. Le 4è schéma départemental en cours apporte certaines évolutions positives mais pas de réponse au problème de places. Les listes d’attente devraient être gérées par une commission départementale pour éviter la course à la place entre les familles et garantir la transparence dans les décisions d’affectation.

Le vieillissement des salariés handicapés pose le problème de leur accueil, souvent un peu plus tôt que les autres, dans des structures adaptées. Le handicap ne disparaît pas avec l’âge.

Il y a aussi des difficultés pour les enfants. Nous avons échangé sur les auxiliaires de vie scolaire, leur formation, leur statut précaire, sur les difficultés des enseignants quand un enfant différent s’ajoute à une classe surchargée sans que la formation soit assurée et sans que l’accompagnement soit durable. Nous avons aussi échangé sur les enjeux sociaux et économiques de la politique du handicap et sur les propositions du MoDem.

Le thème de la vie sentimentale des handicapés mentaux a été abordé. C’est une question difficile pour les parents car il touche à l’intimité de leur enfants devenus adultes mais restés dépendants.

La grande difficulté de l’action en terme de handicap reste manifestement la diversité extrême des cas particuliers. Certains handicapés peuvent avoir une autonomie presque totale alors que d’autres sont dans un besoin absolu de protection. C’est pour les premiers que la signalétique dans les lieux publics doit être adaptée : facile à lire, à interpréter. Il faut aussi songer à la formation du personnel à l’accueil de ce type de public.

Les aidants familiaux

François Bayrou pendant la campagne électorale présidentielle proposait de donner un statut un aidants familiaux pour que la nation reconnaisse leur engagement au profit des personnes en besoin d’assistance. Le besoin de pouvoir souffler, d’avoir la possibilité d’être relayé quelques jours ou davantage est ressenti par les familles.

Jacques Tanguy

 

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