RSS Facebook Twitter
Yves Schnell
 

LA SNCF DERAILLE

La SNCF est en lambeaux. Entre le déraillement de Brétigny sur Orge, celui près de Royan/Saintes le 16 juillet, un train de marchandise qui a quand même perturbé le trafic. Pour faire Bordeaux-Nantes, mon épouse a du passer par Paris, plus de 3 heures de retard. Vous pouvez penser, à juste titre, qu’elle au moins est arrivée en vie contrairement à beaucoup de personnes à Saint-Jacques en Espagne. Les continuels retards observés sur l’ensemble du réseau ne sont pas de nature à donner confiance aux voyageurs.
A l’heure où j’écris ces lignes, mon fils de 15ans est en « galère » entre, à nouveau, Nantes et Bordeaux ! Tous les trains entre Nantes et Bordeaux ont été annulés à la suite de l’orage de la nuit passée car la gare St-Jean est inondée. Pourquoi ne nous a-t-on pas prévenu lors de la montée du train de ce problème ? Mon fils a un billet électronique, lors de l’établissement du dossier, un numéro de téléphone et une adresse mail sont demandés, la diffusion de l’information était parfaitement possible surtout pour un événement vieux de plusieurs heures ! Mais rien ! En regardant l’état du trafic général sur tout le territoire, nous pouvons observer, sans parler de chaos, une extrême confusion, tant dans les trains que dans les horaires. Pour en rajouter encore, il s’agit également d’un WE de grands départs.
Cela fait trois semaines que nous subissons des températures hors normes, il faut arrêter de tout leur mettre sur le dos car comme tout le monde, la SNCF a accès aux prévisions météo.
Donc, pour en revenir à mon fils, il a du prendre un train pour Paris, changer à Tours (St-Pierre des Corps) et reprendre un TGV pour Bordeaux ! Là, il va falloir m’expliquer pourquoi les trains en provenance de Paris peuvent accéder à Bordeaux et pas ceux de Nantes !
Je constate une déliquescence du service qui est absolument dramatique. Dire que la France est la pays roi du TGV. Peut-être mais certainement au détriment des lignes dites secondaires ou de province à province.
Je ne suis pas pour l’interventionnisme de l’état ni pour les monopoles mais il y a des domaines stratégiques, et le rail en fait parti, qui doivent rester dans le giron de l’état pour garantir un niveau minimum de service et d’entretien des infrastructures. L’Europe a imposé la mise en concurrence mais n’a jamais exigé les privatisations, ni de la SNCF, ni d’EDF. Nous avions l’électricité la moins chère d’Europe et maintenant, pour être plus compétitif, nous subissons année après année des hausses entre 5 et 10% l’an. Pour qui, pour quoi ?
Il en est de même avec la SNCF qui pour être « rentable » s’est séparée de ses infrastructures, création de RFF (réseau ferré de France), hyper endetté sans jamais avoir un espoir d’être rentable à moins d’abandonner les voies secondaires et « d’alléger » certains suivis. En parallèle, les gouvernements nous demandent de moins utiliser les voitures et de privilégier les transports en commun. Le moins polluant est toujours et encore le rail qui hélas disparaît des dessertes locales.
Tous ces fleurons français ont été crées avec nos impôts et nous appartiennent, j’aimerai beaucoup que l’état s’en souvienne de temps en temps.
Fleurons soldés pour remplir les caisses d’un état toujours à la recherche de milliards pour boucler des budgets de plus en plus faux.
Je reviens toujours à la même chose : à quand des vraies réformes sur les structures de l’état pour aboutir à de réelles diminutions de dépenses de fonctionnement.
Mais il est vrai que pour cela il faut du courage pour mener des réformes impopulaires et accepter de ne pas être réélu.

Yves Schnell

Partager sur
  • Partager via Facebook
  • Partager via Google
  • Partager via Twitter
  • Partager via Email
 

Poster un commentaire