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Tanguy
 

La perte du triple A : un échec pour Sarkozy

Face à la perte quasiment inévitable du triple A de la France, les proches de Nicolas Sarkozy minimisent à l’avance ce nouvel échec de leur champion. Ils étaient fiers du « triple A ». Aujourd’hui, la note des agences leur importe peu. Où est la raison ?

Ce qui importe, ce n’est pas le jugement des agences mais la compétence économique de ceux qui sont en charge de l’état. Bien qu’il soit exact que les agences de notation servent le plus souvent des intérêts privés, il est certain que l’évaluation qu’elles font de la situation financière des organisations se base sur l’analyse de l’évolution de leurs comptes.

Sans avoir besoin d’être un expert des statistiques économiques, n’importe quel citoyen peut constater que la France est en état d’urgence. Dès lors, comment s’étonner que les agences de notation fassent aussi le constat du déclin de la France ? Il est donc injustifié de mettre en accusation Fitch Ratings, Moody’s et Standard & Poor’s : elles ne peuvent que constater la mauvaise gestion de l’état par l’équipe Sarkozy. En conséquence, si elles doivent sanctionner le déclin de la solidité de ses finances publiques par la suppression du triple A, elles le feront. Elle constatent des faits : elles ne sont pas à l’origine de ce qu’elles voient.

La responsabilité de la dégradation de la note française est clairement celle de Nicolas Sarkozy, un homme qui parle beaucoup et fort, mais qui réussit peu. « Une grande gueule, quoi ! » dirait Bigard. La responsabilité de Nicolas Sarkozy dans le déclin français est lourde. Si la France est en état d’urgence, c’est parce que Nicolas Sarkozy a battu tous les records en termes de déficits budgétaires. Si l’économie de la France va mal, c’est parce que Nicolas Sarkozy a échoué sur le front du commerce extérieur, sur le front du pouvoir d’achat et sur le front de l’emploi. Et c’est à cause de tous les échecs accumulés par Nicolas Sarkozy en cinq ans de présidence que les agences vont sanctionner sa gestion par la suppression du triple A qu’il avait reçu en héritage à sa prise du pouvoir.

Et il prétend faire mieux lors d’un nouveau mandat ? En cinq ans, il nous valu le Déclin. Et il nous propose : « Quitte ou Double ! ». Compte tenu de ses résultats négatifs, il vaut mieux que le peuple choisisse « Quitte ! » et évite un Double Déclin supplémentaire. Avec le Déclin déjà acquis lors de son premier mandat, cela nous ferait un Triple Déclin pour dix ans de sarkozysme. Dix ans pour passer du triple A au triple D. Nicolas Sarkozy peut le faire, soyez-en certains.

Heureusement, les citoyens français ont d’autres choix que celui-là. En 2007, déjà, François Bayrou avait prévenu du risque de la dette, et cela lui donne une crédibilité que n’ont ni Sarkozy, ni aucun autre candidat. La cohérence du programme présidentiel de François Bayrou, que soutient le Modem, est une première réponse à la crise et au déclin économique et moral dans lequel le sarkozysme a plongé la France.

Jacques Tanguy

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