
Breton. Un vœu pour la ratification de la charte
Le PS, KEG et le MoDem ont déposé, hier, en conseil municipal, un vœu pour la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
Un vœu commun entre la majorité municipale et l’opposition n’est pas si courant. À une exception près cependant : la défense de la langue bretonne qui a déjà fait l’objet de vœux unanimes. La proposition de vœu du Conseil culturel de Bretagne et de Ti-ar-Vro, reprise hier soir par le PS, KEG et le MoDem entre donc dans cette lignée. « Ce voeu est en droite ligne de la manifestation « Deom De’i », (« Allons-y ») d’il y a un an à Quimper qui avait réuni 12.000 personnes », a rappelé Kristian Gonidec (KEG) rappelant que la ville de Quimper est au niveau 3 de la charte Ya d’ar brezhonneg. « Ce n’est pas un vœu pieu, la ratification de la charte est un serpent de mer, il faut que les engagements se concrétisent. On ne voit pas ce que la ratification remettrait en cause », a estimé Isabelle Le Bal (MoDem).
David Lesvenant (PS), Isabelle Le Bal (MoDem), Kristian Gonidec (KEG) :
majorité et opposition se retrouvent dans le vœu sur la langue bretonne.
Le vœu :
Voici de larges extraits du vœu. « Le Conseil de l’Europe a adopté en 1992, la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires que la France a signée en 1999 et qui a déjà été ratifiée par 25 États européens, afin de protéger et promouvoir les langues régionales ou minoritaires en tant qu’aspect menacé du patrimoine culturel européen. Le Président de la République François Hollande au cours de sa campagne électorale a pris l’engagement solennel nº 56 « je ferai ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires », engagement réitéré dans différentes régions de métropole et d’Outre-mer et devant les représentants du Conseil de l’Europe à Strasbourg. Affirmant que le respect de la parole politique donnée est essentiel en démocratie, que la reconnaissance de la diversité des langues et des cultures de tous les citoyens est un élément constitutif du « vivre ensemble » conformément à la devise européenne « unis dans la diversité » et la devise de la République « liberté, égalité, fraternité ». Se refusant d’admettre un renoncement sur cet engagement qui relève des valeurs fondamentales de l’Europe et du monde et qui concerne directement l’avenir de la langue bretonne, le conseil municipal de Quimper/Kemper, demande instamment au Président de la République, au Premier ministre et au Parlement d’engager dès maintenant le processus de modification de la constitution afin de ratifier la charte des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l’Europe ».
27 avril 2013 – Télégramme
Poster un commentaire