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Agriculture – urgence

Le Modem demande que les pouvoirs publics prennent en urgence la dimension de cette crise qui précipite à court terme dans la faillite environ un quart des producteurs de porc finistériens et prennent des mesures de soutien comme ils l’ont fait pour d’autres secteurs comme l’automobile ou le secteur bancaire.
Cela passe par la négociation avec les banques de la suspension, pendant un an par exemple, du remboursement des emprunts contractés par des producteurs en difficulté. En effet, peut-on accepter la disparition d’un pan entier de ce qui fait notre richesse et notre spécificité locales et régionales ?
Les producteurs, déjà durement impactés par l’augmentation des coûts des matières premières, c’est-à-dire du transport et des aliments, sont mis en concurrence déséquilibrée avec des producteurs européens pour les quels le coût de la main-d’œuvre n’est pas le même, pas plus que les normes environnementales, auxquelles ici ils s’adaptent petit à petit, et de bien être animal.
Les pouvoirs publics ne doivent négliger aucune des pistes, y compris celle de la fiscalité écologique, visant à inciter les opérateurs du secteur à acheter dans les filières locales et à revaloriser les prix en tenant réellement compte des coûts de production. Il faut exiger des industriels que le trompeur « transformé en France » devienne « origine CEE » et que le logo VPF «  viande porc française » soit clairement affiché.
Ceci afin d’ assurer un véritable revenu à nos agriculteurs et de satisfaire les consommateurs, soucieux du prix certes, mais également et de plus en plus de la qualité et de la traçabilité de ce qui arrive dans son assiette.

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