
François Bayrou sur TF1
Invité, hier soir, sur TF1, le président du MoDem, François Bayrou, a estimé que le recours à la Chine pour soutenir le Fonds européen de stabilité financière (FESF) provoquerait une «perte d’indépendance de l’Europe».
«On sera moins armé»
Le leader centriste a jugé que la question était «extrêmement grave et troublante». «Avoir été obligé de proclamer à la face du monde qu’on allait avoir recours à la Chine pour notre propre rééquilibrage, ça veut dire qu’on sera moins armé lorsqu’on aura des relations cruciales avec ce grand pays», a expliqué le député des Pyrénées-Atlantiques. François Bayrou a notamment souligné «le jeu que la Chine fait avec sa monnaie, qu’elle sous-estime», faisant baisser les prix des produits chinois, «une concurrence qui n’est pas loyale», selon lui.
«Rien de plus contagieux que la défiance»
Le président du MoDem a aussi déploré qu’on «accepte que la Grèce efface ou, en tout cas, que la Grèce ne rembourse pas 50% de sa dette». Conséquence, selon lui, un renforcement du «doute» et du «soupçon» à l’égard des autres pays plutôt que de la «confiance». «On est dans la défiance et il n’y a rien de plus contagieux que la défiance, et cela, ça touchera tous les pays, y compris la France», a-t-il estimé. Le député a, en outre, regretté que la France «adhère à la stratégie de l’Allemagne». Concernant l’interview télévisée de Nicolas Sarkozy, avec lequel il s’est entretenu mardi à l’Élysée, François Bayrou a déploré qu’il n’y ait pas d’«avenir» dans le discours du chef de l’État. En revanche, «je veux bien lui faire crédit de ce qu’hier soir, il était plus président que candidat en campagne», a déclaré le président du MoDem.
Le Télégramme. 29 octobre 2011
Poster un commentaire